Il y a des nuits qui ressemblent à des marathons. Où l’on regarde le plafond en comptant les heures. Où l’on a tout essayé – le dodo, le portage, la tétine, les bruits blancs, la méthode de la voisine, le livre recommandé par la puéricultrice – et pourtant, bébé ne dort pas.
Ou si peu. Ou pas sans vous.
Je reçois régulièrement des familles dans cet état-là. Épuisées. Qui arrivent avec cette question en suspens : qu’est-ce que je fais mal ?
Et si je vous disais que peut-être, vous ne faites rien mal ?
À garder sous la main pendant les réveils nocturnes
Quand les nuits s’enchaînent, il devient difficile de prendre du recul. On finit souvent par douter de soi, alors que beaucoup de réveils ont une explication parfaitement normale.
J’ai réuni dans un guide gratuit des repères simples et fiables pour comprendre le sommeil de votre bébé, le relire lorsque la fatigue brouille tout, ou le partager avec votre partenaire.
Télécharger le guide » Mon bébé ne dort pas ».
Lecture : 10 minutes. Format PDF
Ce que personne ne vous dit vraiment sur le sommeil de bébé
Le sommeil du nourrisson est un sujet qui remplit des rayons entiers de librairie. Des méthodes, des protocoles, des routines. Tout cela peut avoir sa place.
Mais avant d’aller vers les méthodes, j’ai besoin de vous poser une question différente.
Pas comment faire dormir bébé ?
Mais pourquoi bébé ne dort pas ?
Parce que ce n’est pas la même question. Et elles n’ont pas les mêmes réponses.
Ces réveils nocturnes font souvent partie du développement normal du nourrisson. Les comprendre permet d’aborder les nuits avec des attentes plus réalistes et de choisir un accompagnement adapté à votre bébé.
Le sommeil de bébé dépend de trois choses.
Son âge et sa neurologie.
Avant 2 mois et demi, le cerveau de bébé n’a pas encore les ressources pour s’endormir seul. Ses cycles durent 45 à 50 minutes — contre 90 minutes pour un adulte. Entre deux cycles, là où vous vous retournez et vous rendormez seul, lui a besoin d’aide. Ce n’est pas de la manipulation. C’est de la neurologie.
Son corps.
La naissance est un effort colossal pour bébé. Certaines difficultés physiques ou certains inconforts peuvent perturber le sommeil de certains bébés. Lorsqu’ils sont identifiés, ils méritent d’être évalués par les professionnels compétents.
Votre état intérieur.
C’est la troisième raison — et celle dont on parle le moins.
L’histoire d’Olivia.
Olivia avait trois mois. Sa maman m’avait contactée parce qu’elle semblait stressée – agitée, difficile à poser, qui tétait très fréquemment.
Pendant la séance, en discutant, quelque chose est apparu. Dans les semaines précédentes, c’était la maman qui était stressée. Par la reprise du travail, le maintien de l’allaitement. Par l’impression que son bébé n’était pas encore prêt.
Au fil des semaines, sa maman avait le sentiment que plus son inquiétude grandissait, plus il devenait difficile, pour elle comme pour Olivia, de retrouver de l’apaisement. Les tout-petits sont très sensibles au climat émotionnel dans lequel ils grandissent. Quand un parent traverse une période de forte tension, la corégulation peut devenir plus difficile pour chacun.
Ce n’est pas votre faute. Vous n’êtes pas toute seule à vivre cette phase. Mais c’est une information précieuse.
Avant de chercher du côté de bébé — posez-vous cette question : comment je vais, moi ?
Ce qui aide vraiment
Pas une méthode de plus. Pas un tableau de sommeil supplémentaire.
Observer les signes de fatigue — bâillements, regard dans le vide, main à la bouche — et répondre avant les pleurs.
Créer une fenêtre de calme avant le coucher — lumières tamisées, voix basses, écrans éteints. Votre corps calme, son corps se calme.
Accompagner les transitions de cycles avec de la présence plutôt qu’en attendant qu’il y arrive seul.
Prendre soin de vous — du relais, du sommeil, quelqu’un à qui parler. L’épuisement non dit pèse plus lourd que l’épuisement partagé.
Ce que je propose
Si, malgré ces repères, vous traversez des nuits difficiles et souhaitez comprendre ce qui se passe vraiment pour votre bébé – dans son corps, dans son histoire et dans la vôtre – je vous accompagne en consultation, en visio ou à Nantes.
À garder sous la main pendant les réveils nocturnes
Quand la fatigue brouille tout, il est parfois difficile de se rappeler que les réveils de votre bébé ont souvent une explication.
Ce guide vous aide à comprendre ce qui se joue dans le sommeil de votre bébé, à retrouver des repères fiables et à avancer sans méthode miracle ni injonctions.
Télécharger le guide » Mon bébé ne dort pas ».
Lecture : 10 minutes. Format PDF
Virginie 🤍
Vos questions les plus fréquentes
Selon son âge, cela peut être un comportement tout à fait normal. Les réveils fréquents répondent souvent à des besoins physiologiques, comme l’alimentation ou la recherche de sécurité. En revanche, si ces réveils s’accompagnent d’autres signes inquiétants ou si vous avez un doute, demandez l’avis d’un professionnel de santé.
Chaque enfant évolue à son propre rythme. Certains commencent à enchaîner plusieurs heures de sommeil dès les premiers mois, tandis que d’autres présentent encore des réveils nocturnes physiologiques bien au-delà de leur première année.
Non. Si votre bébé pleure, c’est qu’il exprime un besoin ou qu’il cherche à être accompagné pour retrouver son calme.
En revanche, si vous sentez que vous perdez patience ou que la colère monte, déposez votre bébé dans son lit, sur le dos, dans un environnement sécurisé. Fermez la porte de la chambre si cela vous aide à prendre de la distance avec les pleurs, prenez quelques minutes pour retrouver votre calme, puis revenez auprès de lui.
Demander du relais lorsqu’il est possible de le faire est aussi une façon de prendre soin de votre bébé.
Vous pouvez consulter pour mieux comprendre le sommeil de votre enfant, mais aussi lorsque les difficultés deviennent source d’épuisement ou d’inquiétude. Il n’est pas nécessaire d’attendre d’être à bout pour demander un accompagnement.
