Comment vous vivez cette rentrée ?

Art thérapie - rentrée scolaire - émotion partagée
Joshua Eckstein - Unsplash

Bonjour à tous, j’espère que vous allez bien.

La rentrée a bien eu lieu, pour la majorité d’entre nous et pour nos enfants, que ce soit à l’école, en crèche ou au travail.

Je trouve la rentrée de septembre toujours un peu particulière : un moment de flottement. Nous avons l’impression être dans les starting-blocks parce qu’il y a plein de choses à faire. En même temps c’est la sorite d’été, le retour des vacances. Nous restons sur un rythme un peu long, un peu déconnecté. Cette transition entre l’été et la reprise d’un rythme plus ou moins intense peut-être assez inconfortable. En tout cas comme ça que, moi, je peux la vivre.

J’avais envie de vous partager un petit aperçu de ma rentrée à moi et de celle de ma fille à l’école. Surtout, comment je la vis avec elle.

Une grande étape

Cette année, pour nous, c’est une grande étape : nous avons quitté la maternelle, direction le CP, la “grande école”. Nous avons fait le choix, avec son papa, de la changer d’école. Elle ne va donc pas suivre l’ensemble des copains qu’elle a connus pendant ces trois premières années.

Ce que j’avais sous-estimé, mais que mon compagnon a essayé de me rappeler. C’est à quel point intégrer un nouveau groupe demande de l’énergie et du courage. Encore plus quand c’est à l’école ou au travail, au quotidien. Notre fille arrive dans une nouvelle école. Elle va découvrir de nouveaux repères et s’adapter à de nouveaux codes. Elle va apprendre de nouvelles façons de faire. Chaque matin depuis 1 semaine, elle va à l’école sans pouvoir se dire intérieurement “C’est chouette, parce que je sais déjà avec qui je vais jouer à la récréation.” Chaque jour, jusqu’à ce que son groupe soit constitué, elle va devoir aller à l’école avec cette appréhension.

Le premier jour, sommes arrivé dans cette école avec le cœur complètement serré, à “s’accrocher” les uns aux autres pour un dernier gros câlin, tout en se donnant le courage du “on se retrouve ce soir.” On avait travaillé sur la sphère émotionnelle cet été : évaluer l’effort, les qualités, repérer ce “faux témoin”, qui est cette petite phrase qui nous auto-sabote. Et du coup, on sait qu’on peut le faire. Quand je dis “on”, je pense surtout à ma fille — mais on est tellement avec elle qu’on a l’impression que nous aussi, on peut le faire. Et en même temps, c’est vrai : nous aussi on l’accompagne dans cette transition. C’est une transition pour nous aussi, puisqu’on ne connaît quasiment aucun parent et nous n’avons aucun repère de fonctionnement de cette école.

Le goût de toutes les premières rentrées

Cette rentrée a un goût différent des deux dernières. Et en même temps, je crois qu’elle a le goût de toutes les premières grandes rentrées : la première rentrée à la crèche ou chez la nounou, la première à l’école maternelle, la première dans le primaire, la première au collège. Toutes ces grandes étapes nous invitent, nous, en tant que parents, à travailler sur ce qui nous chamboule, sur ce qui nous traverse – et à accompagner nos enfants.

Non pas pour qu’ils aient de la repartie dans la cour de récréation, mais plutôt pour qu’ils puissent faire la part des choses et se dire : “ok, lui, quand il dit que mon pantalon n’est pas beau, c’est une opinion – et son opinion, qu’est-ce que j’en fais ? Je la laisse glisser sur moi.

Même en le sachant. Même ayant en ayant conscience. A chaque rentrée, je réintègre ce fait : les cours de récréation sont des espaces d’apprentissage de la vie sociale, très intense. Notre rôle de parents n’est pas de donner des phrases toutes faites à répondre à l’enfant qui agresse, mais bien de donner à notre enfant les clés pour qu’à l’intérieur de lui, il reste droit et ajusté.

Et je ne minimise pas non plus le fait que mon enfant puisse, lui aussi, avoir des phrases agressives envers quelqu’un d’autre. On a tous envie de voir nos enfants comme l’être le plus sage, le plus formidable, le plus socialement sensible, capable, adapté, doué — et je ne sais quelle autre qualité. Il est tout ça. Mais il est aussi toute la part d’ombre de ces qualités-là.

Bravo à vous.

Voilà ma rentrée. Et je pense fort à vous à chaque rentrée, parce que ça fait maintenant 8 ans que je vous accompagne en tant qu’accompagnante parentale, périnatale et individuelle, à Nantes et en visio. En 8 ans, il y a bien des enfants qui sont déjà rentrés au CP, peut-être même en CE1. Et chaque année, il y a des enfants qui rentrent en crèche, d’autres à l’école maternelle. C’est avec beaucoup d’émotion que je pense à vous, et à ce que vous traversez peut-être en ce moment.

J’avais envie de vous partager ma rentrée en tant que maman. J’ai aussi très envie de vous féliciter : peu importe comment s’est passée votre rentrée, ça y est, ça a commencé. Bravo à vous.

Je vous souhaite une douce journée, et si vous avez envie de partager avec moi comment vous avez vécu la rentrée de vos loulous, sachez que je me ferai un plaisir de vous lire.

À très bientôt.

Virginie,

Vos questions les plus fréquentes


Comment aider son enfant à vivre une rentrée dans une nouvelle école ?

En travaillant en amont sur ses émotions (nommer ses peurs, reconnaître ses qualités) et en le rassurant sur le fait qu’il n’a pas besoin d’être “le plus fort” dès le premier jour : intégrer un nouveau groupe demande du temps, du courage, et c’est normal que ce soit difficile.

Pourquoi la rentrée est-elle aussi difficile pour les parents que pour les enfants ?

Parce qu’elle réactive nos propres souvenirs de premières fois, et parce qu’accompagner son enfant dans une transition nous met nous-mêmes en mouvement — surtout quand, comme parent, on ne connaît personne dans ce nouvel environnement.

Comment réagir quand mon enfant se fait agresser verbalement à l’école ?

Plutôt que de lui donner une phrase toute faite à répondre, l’objectif est de l’aider à faire la part des choses entre une opinion et une vérité, pour qu’il reste solide intérieurement sans avoir besoin de “gagner” l’échange. Comprendre ce qu’il s’est passer. Si besoin en discuter avec l’encadrement pour éviter les situations de harcèlement.

Mon enfant peut-il, lui aussi, être agressif avec d’autres enfants ?

Oui, et c’est important de l’accepter : un enfant peut être sensible, adapté et bienveillant, tout en ayant aussi des moments où il reproduit une agressivité qu’il reçoit ou ressent. Cela fait partie de l’apprentissage de la vie en collectivité.

Qu’est-ce qu’un accompagnement parental et périnatal peut apporter à ce moment de l’année ?

Un espace pour poser vos questions. Par exemple ce qui se joue à la rentrée — chez l’enfant comme chez le parent — et repartir avec des outils concrets pour traverser la transition plus sereinement, en cabinet à Nantes, à domicile, ou en visio.

Proposez-vous un accompagnement à distance si je n’habite pas à Nantes ?

Oui, les séances sont proposées en visio, en plus des rendez-vous en cabinet à Nantes et à domicile.