Deuil périnatal et nouvelle grossesse : comprendre l’inquiétude des parents

Parentalité - deuil périnatal - accueil de bébé

Bébé arc-en-ciel : une histoire qui précède la naissance

Certains bébés arrivent après une histoire douloureuse : une grossesse interrompue, un deuil périnatal, un silence difficile à nommer. On les appelle des bébés arc-en-ciel. Portés par des parents qui les aiment avec une intensité particulière, ils grandissent souvent aux côtés d’une inquiétude tout aussi forte, faite de culpabilité et de questionnements sur le développement de bébé, le sommeil ou l’allaitement.

La question, légitime et souvent posée

Lors des séances de Thérapeutique Bain Bébé (TBB), une question revient souvent chez ces parents, formulée de différentes façons : leurs peurs peuvent-elles nuire à leur enfant ? Transmettent-ils leurs angoisses sans le vouloir ?

C’est une question courageuse, qui mérite d’avoir toute sa place avec une réponse empathique et adaptée au vécu de chacun.

Quand l’inquiétude devient une forme d’amour

L’article apporte une réponse rassurante : cette vigilance n’est pas un dysfonctionnement, mais une autre forme d’amour, née de l’expérience de l’amour et de la perte d’une innocence liée à la venue d’un bébé. Ces parents s’inquiètent parce qu’ils aiment, parce qu’ils savent déjà que rien n’est acquis.

Bébé perçoit-il cet état intérieur ? Oui, les tout-petits sont sensibles à l’intensité émotionnelle de leurs parents et du monde qui les entourent. Mais un parent inquiet et présent reste un parent qui répond aux besoins de son enfant, ce qui n’a rien à voir avec l’absence ou l’indifférence. Le bébé ressent cette présence réelle, au-delà de l’inquiétude elle-même. Ce qui pèse réellement, ce n’est pas l’inquiétude, mais la culpabilité de s’inquiéter : une charge supplémentaire qu’il est possible d’alléger.

Le Bain Bébé Thérapeutique, un espace pour déposer ce qui pèse

Le TBB devient alors un espace où déposer ces peurs et ce vécu, un lieu pour dire les mots qu’on n’osait pas formuler. Pendant que bébé flotte et retrouve des sensations apaisantes dans l’eau, quelque chose se relâche aussi du côté des parents, comme une permission de ne pas avoir toutes les réponses. Un accompagnement pensé pour les parents autant que pour leur enfant, qui ne cherche pas à faire taire l’inquiétude, mais à en alléger le poids de la culpabilité, sans jamais nier sa légitimité. Car cette inquiétude n’est pas une erreur : c’est une cicatrice qui aime.

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Douce journée à vous,

Virginie,