« Il est timide ». « Elle est difficile. »
Ces phrases on les entends partout, à la boulangerie, à l’école, en famille. « Il est timide. « Elle est difficile ». « Il est trop sensible ». Elles semblent anodines, presque tendres. Pourtant, quand on les dit d’un enfant, que dit-on vraiment de lui ? Et surtout, que dit-on de nous ? Dans cet article, je vous propose de regarder ce que nos étiquettes disent de notre propre histoire.
J’ai cette conviction
Que l’on donne souvent aux enfants les étiquettes qu’on n’avait peut-être pas le droit de porter nous(mêmes, enfant, ou celles qui nous ont blessés. Enfant, et même adulte, on nous attribut des fonctionnements, des traits, des récurrences qui ne sont pas forcément la réalité de notre personnalité. D’où vient alors cette vision de qui nous sommes ? Comment un mot, dit en passant, finit-il par nous coller à la peau ?
Quand l’étiquette devient un rôle !
Une étiquette semble agréable quand elle nous arrange et est plus difficile à vivre quand elle nous dérange. Mais agréable pour qui ? Que fait un enfant d’un mot qu’on lui répète ? Jusqu’où est-il prêt à aller pour faire plaisir, pour rester inclus dans sa famille, dans sa classe ? Et si l’étiquette flatteuse n’était pas toujours un cadeau ?
Ce qui se joue en nous
Quand un comportement nous agace, nous bouscule ou nous dépasse, la première question n’est peut-être pas celle que l’on croit. Il existe une autre façon de regarder la scène : elle ne change pas l’enfant, elle change notre regard sur lui. Elle ne demande pas de tout comprendre de son histoire, seulement de commencer quelque part.
Une seule question
Avant de chercher à faire changer un enfant, il y a une question à se poser, une seule. Elle est au cœur de l’article, avec tout ce qu’elle révèle de notre propre histoire. Je vous invite à la découvrir. Elle ouvre quelques chose, pour vous comme pour votre enfant.
